2 : année 2016

Début 2016 : 6 mois... 6 mois se sont déjà écoulés. Et toujours pas de bébé à l'horizon. Bon aller ça ne fait pas si longtemps que ça au final. Selon ma gynéco, on commence à parler de difficultés à concevoir au bout d'un an. 

Alors, papa et moi on pense à autre chose, enfin on essai. Plus difficile pour moi car en plus de la déception chaque mois de ne pas être encore enceinte, je me retrouve en PLS dans mon canapé, bouillotte sur le bidon, à attendre que mes douleurs s'estompent. Il m'arrive même de manquer le travail, tellement je suis incapable de bouger. Mais vous vous rappelez hein, tout est OK. Les examens médicaux sont normaux, je n'ai rien (youpi joie !)

Un autre projet vient se greffer à nous et me permet de penser à autre chose qu'à mon utérus. L'achat de notre première maison. Entre les recherches de biens, les offres de prêt et tout le tralala nous voilà déjà arrivés au mois d'août 2016. Merde déjà un an que je suis sans pilule.

Début septembre 2016, welcome back chez la gynéco. Bilan classique et on parle du projet bébé. 14 mois sont déjà passés et rien, toujours rien. Elle me rassure, me dit qu'il faut penser à autre chose et que ça viendra naturellement avec de la patience. Elle me prescrit tout de même un examen à passer : une hystérosalpingographie. Cette méthode consiste à injecter, via le col de l'utérus, un produit de contraste afin de voir si les trompes de Fallope ne sont pas bouchées. Ce qui pourrait expliquer que la rencontre entre les spermatozoïdes et l'ovule ne se fasse pas. Elle me demande également, pendant 3 cycles menstruels, de faire des courbes de température afin de voir si j'ovule bien tous les mois. Elle ne me met pas la pression et me propose de se laisser encore jusqu'au premier trimestre 2017 et nous referons à nouveau un point à ce moment là. Mouai, à tous les coups je serai enceinte d'ici là. Aller courage c'est la dernière ligne droite (raclement de gorge...).

Je prends rendez-vous pour mon hystéro dans la foulée. Enfin je prends... j'essaie. Je n'ai jamais autant galérer de ma vie pour avoir un rendez-vous. Ce n'est pas que les places sont chères, c'est surtout qu'il faut pratiquer l'examen le 3ème jour du cycle (le 3ème jour des règles), à un jour prêt. Rien que ça ! C'est à dire que je dois savoir à l'avance quand vont tomber mes prochaines règles pour prendre mon rendez-vous sur la bonne journée. Autant vous dire, mission impossible.J'ai des cycles plutôt capricieux. Dans l'ensemble ils sont de 30 jours mais des fois, je ne sais pas pourquoi, boum cycle de 52 jours, cycle de 43... Je mets exactement 2 mois avant de pouvoir anticiper mon rendez-vous.

Le jour de l'examen est arrivé. Je ne suis pas rassurée. J'ai eu l'extrême intelligence d'aller fouiller sur internet pour savoir comment se passe une hystéro et surtout si c'est douloureux. Je pense que j'aurai du me casser une jambe ce jour là. J'ai lu, littéralement, que l'examen est tellement horrible qu'il est mis au dessus d'un accouchement sur le plan de la douleur... Ah ouais quand même ! Me voilà en total confiance, zen et rassurée (je vais découvrir rapidement que certaine personne ont légèrement tendance à exagérer la réalité). J'arrive donc au cabinet médical pour passer mon examen. Une docteure et une infirmière me prennent en charge. Elles sont douces et gentilles toutes les deux. La docteure m'explique dans le détail en quoi consiste l'examen : 'Vous allez ressentir une contraction lorsque je vais injecter le produit, c'est le moment le plus désagréable, après c'est complétement indolore". Bon bah c'est parti (courage Alexandra). Je me déshabille et m'installe en position gynécologique sur la table. Jambes dans les étriers, OK, spéculum installé, OK. "Ah mince Madame on a oublié de vous donner du Spasfon avant pour limiter la douleur de la contraction"... "Bon maintenant que vous êtes installée, c'est trop tard, on y va comme ça..." Quoi ??? La douleur de la contraction ? On avait pas dit juste avant que c'était juste gênant ? Merde ! Non non stop, donnez-moi du Spasfon, de la morphine, une barrette de chiite, n'importe quoi ! "On y va Madame, on commence". Oh putain non, je ne veux pas. "J'ai inséré la pipette avec le produit Madame." Mais tais-toi bordel avec le détail en direct des manipulations. Je ne veux pas savoir. Est-ce qu'il est trop tard pour partir en courant ? (bah oui Alexandra, rappelles toi, tu as les fesses à l'air, ça ferait mauvais genre dehors). "Et voilà Madame le produit est injecté, on va pouvoir passer en échographie pelvienne pour regarder vos trompes"... Ah bon ? C'est fini ? Bouh j'ai rien senti. Qu'est-ce que je suis forte, j'ai même pas eu peur hein  (c'est cela oui). La suite de l'examen se passe très bien. Mes trompes sont complétement étanches, les spermatozoïdes peuvent passer tranquillement pour rencontrer petit ovule. La docteure me demande de rhabiller et me dit : "C'est très bien que vos trompes soient normales, si il avait fallu vous les déboucher, ça aurait été une autre paires de manches"! (merci, je viens de faire une crise cardiaque).




Illustration by Dju Lala

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